« Docteur, quelle est cette douleur… »

Après la très belle lecture du roman de Sarah Maeght, C’est où, le nord ?, j’ai du choisir un deuxième roman parmi ceux que j’avais achetés à la Foire du Livre de Brive. Alors d’après vous, lequel ai-je choisi ?

Il y a des périodes comme ça où j’ai davantage envie de lire, en ce moment c’est le cas. C’est peut être le temps qui fait ça, je ne sais pas, mais en tout cas, je viens de finir un nouveau roman et comme promis, j’avais envie de vous en parler. Et il s’agit de Alors vous ne serez plus jamais triste de Baptiste Beaulieu.

Tout d’abord, j’avais envie de vous parler de son auteur, parce que l’un ne va pas sans l’autre. Connaissez-vous Baptiste Beaulieu, ce jeune médecin au grand cœur ? Même sans le savoir, il y a des chances que oui. En ce moment, j’ai l’impression de le voir partout. Il y a quelques semaines, j’avais vu la vidéo de ce médecin qui expliquait pourquoi est-ce que les toubibs sont toujours en retard. Ça vous a tous agacé au moins une fois, avouez le ! Moi la première. Et pourtant, en regardant sa vidéo, on se dit qu’ils ont de bonnes raisons, et que ce n’est pas juste de leur en vouloir autant.

Plus tard, lors d’une conférence à Brive, j’entends ce nom, Baptiste Beaulieu, prononcé par une auteur de polar que vous connaissez peut-être Maud Mayeras. Alors curieuse comme je suis, je me suis dit qu’il fallait que j’aille jeter un œil sur son stand. Et là, je découvre le livre Alors voilà : Les 1001 vies des urgences. Evidemment, j’en avais entendu parler ! Mais je ne savais pas que c’était lui. Ni même pour cette fameuse vidéo. C’est seulement plus tard que j’ai fait le rapprochement.

Lorsqu’il arrive enfin, nous discutons un peu et je me rends compte que c’est quelqu’un de vraiment gentil. Le même que sur la vidéo finalement. Dès qu’il vous parle on ressent de suite cette gentillesse et cette sympathie qu’il a pour ses patients et pour les gens qu’il rencontre en général. J’étais conquise par ce personnage ! Et également très curieuse de découvrir ses romans.

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J’ai choisi Alors vous ne serez plus jamais triste, comme je vous l’avais présenté dans cet article. Pas pour sa couverture, que je n’aimais pas particulièrement à première vue, mais qui prend un sens différent une fois qu’on a lu le livre. Ce titre m’a plu, je ne saurais dire pourquoi exactement. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Pareil pour le résumé. J’avais envie d’en savoir plus.

L’histoire est toute simple. Un médecin malheureux depuis le décès de sa femme a décidé de se suicider. Le soir-même, il mettra fin à ses jours. Mais c’était sans compter sa rencontre avec une vieille un peu loufoque qui le fait monter dans son taxi. Elle prétend avoir le mystérieux pouvoir de deviner la mort prochaine des gens qu’elle rencontre. Pour tenter de le dissuader, elle lui demande sept jours, durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies. Seulement sept jours…

Tout d’abord, ce qui m’a plu dans ce roman, c’est le fait qu’il casse totalement les codes. En effet, il commence à la page 287. Étrange vous me direz, et pourtant c’est une réelle volonté. Et ça m’a plu, ce fait de symboliser ce décompte le rapprochant de la mort. Par ailleurs, on ne présente pas le personnage principal. Ça restera le docteur, l’homme. On ne sait pas son prénom, mis à part celui que veut bien lui donner « la vieille Sarah ».

De plus, les chapitres sont très courts, parfois une page seulement, ce qui rend la lecture beaucoup plus fluide, et encore plus addictive, parce qu’on se dit : « Allez c’est court, je peux bien en lire un peu plus ». D’ailleurs je l’ai lu très rapidement, parce que je voulais absolument savoir ce qu’il adviendrait. Mettrait-il fin à ses jours à la fin du roman ? Evidemment, je ne vous dirais rien, si vous voulez le savoir il vous faudra lire le roman.

En tous les cas, j’étais curieuse et je voulais savoir qui était ce fameux Baptiste Beaulieu dont tout le monde parle en ce moment, je ne le regrette absolument pas. Ce livre est un réel coup de cœur. Il nous fait nous interroger sur la vie, sur la mort et la douleur. Quel degrés de souffrance est-on prêt à supporter ? Même lorsque l’on est au plus bas, n’y a-t-il pas des petites choses de la vie qui méritent d’être vécues ? Et surtout, il ne faut pas oublier que, même lorsque l’on souffre il y a toujours pire que soi. Même si votre voisin sourit à côté de vous, ça ne veut pas forcément dire qu’il va bien. Je pense que ce livre nous enseigne toutes ces choses, à travers ces deux personnages extrêmement attachants : l’homme-qui-allait-mourir et la vieille Sarah.

Bien qu’il aborde un sujet très triste, ce livre ne vous fait pas pleurer, bien au contraire, il vous fait sourire et vous redonne goût à la vie. Dès que vous l’aurez lu en entier et tourné la dernière page, alors vous ne serez plus jamais triste.

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