« On s’aimera cet hiver… »

Je profite des quelques flocons qu’il est tombé aujourd’hui pour vous parler d’un livre où la neige est reine. Je connaissais Clémentine Célarier actrice, mais je ne l’avais encore jamais vue auteure.

C’est lors du salon du livre de Limoges en 2016 que j’avais rencontré Clémentine Célarier. Enfin rencontrer, c’est un bien grand mot parce qu’en réalité je n’avais fait que la croiser. Elle n’était pas sur mon stand, mais se trouvait juste en face et j’avais eu l’occasion de la voir dédicacer de nombreux romans aux lecteurs avides de la rencontrer. Et j’avais même eu la chance qu’elle m’adresse quelques mots.

Alors récemment, je me suis dit, pourquoi ne pas le lire ce fameux roman ? Au départ, je peux vous dire que j’avais un peu peur de m’y plonger. Peut être à cause de certains préjugés, comme quoi les personnalités qui soudain se mettent à écrire, ça ne va forcément pas me plaire. Seul le titre me plaisait vraiment On s’aimera. Ça prévoyait de belles choses, quand y a de l’amour, y a de l’espoir. Une amie m’a prêté son livre et j’ai tenté.

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L’histoire est plutôt simple, une famille de cinq personnes, accros aux nouvelles technologies, à leur portable, leur ordinateur, se retrouvent subitement bloquée dans leur belle maison par une violente tempête. Et il faut dire qu’une maison ensevelie sous des tonnes de neige, ça n’aide pas tellement pour capter. Plus de téléphone, plus d’ordi, plus de réseau, plus rien, si ce n’est ces cinq personnes, membres de la même famille et pourtant tellement étranger.

Forcément au départ, on se dit que cette famille est complètement tarée (et encore, je crois que le mot est bien faible). Oui, c’est vrai, de nombreuses personnes sont complètement accros à tout ça mais à ce point là ? Quand même ! Les personnages semblent complètement perdus sans ça, ce qui constitue leur vie habituellement, comme s’ils étaient incapables de vivre sans, en se contentant d’être simplement ensemble, en famille.

La mère est complètement hystérique, et décrite d’une telle façon que c’est difficile de l’imaginer dans le rôle de mère. D’ailleurs, elle ne l’est pas vraiment, si l’on en croit ses réactions avec ses enfants face au problème. Le frère, lui, est perdu sans ses joints. Parce qu’il fume, oui, oui, à longueur de temps et ce devant son petit frère. Pendant que les parents passent leur temps à vider les bouteilles de whisky ou de vin blanc de la maison Ben oui, ils sont ensevelis sous la neige, ils ont froid, il faut bien se réchauffer, non ? Vous voyez un peu le genre de la famille ?

Il y a également des petits incohérences dans ce roman, publié aux éditions du Cherche Midi, dont une qui m’a absolument frappée. Ca peut paraître un simple détail mais ce sont des éléments qui rendent le récit plus vrai. Je vous explique, tous les personnages sont donc accros à leur téléphone, et l’auteure insiste bien sur le fait qu’ils possèdent ce qu’il y a de mieux en matière de dernier cri. Elle mentionne même le fait que ce soit des iPhone. iPhone dont ils utilisent la lampe pour s’éclairer, parce qu’ils n’ont plus de courant, et avec lequel ils essaient désespérément d’avoir du réseau pour passer leurs appels. Et ces derniers fonctionnent pendant trois jours. Je pense que toutes les personnes possédant un iPhone, seront d’accord pour dire que ce fait-là est absolument impossible…

S’il est difficile de se plonger totalement dans l’histoire au début, tant les personnages paraissent étranges, on se prend très vite de pitié pour ce pauvre petit garçon, petit dernier de la fratrie, qui est vraiment loin d’être épargné par le reste de la famille. Tout au long du roman je me suis dit, le pauvre ! Tout simplement, parce que plus personne ne parlait à personne dans cette famille. Ils vivaient ensemble sans se connaître réellement. Ils n’en avaient pas besoin, ils avaient le reste. Les téléphones, les ordis, tout ce qui les reliaient au monde extérieur, mais les coupaient du monde réel.

J’ai trouvé la fin, dont je ne vous parlerai bien évidemment pas ici, pour ne pas vous spoiler, assez déroutante. Et je serai vraiment ravie d’avoir vos avis, si toutefois vous l’avez lu, pour savoir si vous pensez bel et bien comme moi. D’ailleurs, si j’ai lu ce roman, c’est en partie, parce que ma mère m’a dit : « Il faut absolument que tu me dises comment tu comprends la fin ! » Alors vous, vous la comprenez comment cette fin ?

Quoi qu’il en soit, c’était une agréable lecture, que je vous conseille en cette période très hivernale, que l’on puisse en discuter.

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2 commentaires sur « « On s’aimera cet hiver… » »

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