« Je les sens, ainsi font les yeux de mon grand-père… »

Aujourd’hui, je voulais vous parler de quelque chose de tout à fait différent par rapport à d’habitude et surtout de beaucoup plus personnel, parce que nous sommes le 25 mars 2017 et que ça fait déjà cinq ans que mon grand-père nous a quitté. J’avais envie de lui écrire un petit quelque chose, comme une sorte d’hommage, parce que même cinq ans après, je n’ai pas oublié et il me manque toujours autant.

Perdre quelqu’un c’est toujours quelque chose de difficile parce que c’est à cet instant qu’on se rend compte du sens des mots ‘Plus jamais‘. Plus jamais je ne pourrais entendre sa voix ; plus jamais il ne viendra me chercher à l’école ; plus jamais je ne l’entendrais râler comme il aimait si bien le faire ; plus jamais je ne pourrais passer mes dimanches après-midi à ses côtés pour regarder Texas Ranger, ou quoi que ce soit d’autres ; plus jamais on ira se promener à la recherche de champignons, à quatre pattes sous les sapins ; plus jamais il nous emmènera découvrir de nombreux endroits… Plus jamais.

Plus les personnes sont proches et plus c’est difficile de se faire à l’idée. Je crois même que c’est totalement impossible en fait, on fini juste par vivre avec l’absence, tout simplement parce qu’on a pas le choix, c’est la vie qui veut ça comme on dit. Même si souvent, la vie est injuste, en nous enlevant ceux que l’on aime beaucoup trop tôt. Parce qu’il n’avait pas l’âge de partir. On dit souvent que les meilleurs partent les premiers, quand je pense à lui, je me dis que cette phrase est bien vraie.

Même si ça fait cinq ans, j’ai l’impression que c’était hier. Il me manque toujours, comme au premier jour et ça m’arrive encore d’espérer le voir apparaître à l’improviste comme il le faisait si souvent. J’ai passé énormément de temps à ses côtés, et j’aurais aimé en passer encore beaucoup, j’aurais tellement  adoré qu’il me marie comme il avait marié tant de gens. Mais la vie en a décidé autrement…

J’ai fait de nombreuses choses avec lui. Tellement qu’il serait impossible de toutes les citer ici. C’est grâce à lui si j’ai appris la musique. J’ai fait de la guitare et de l’orgue à ses côtés. Et même si à la fin j’allais aux cours à reculons, j’étais contente d’y aller avec lui. C’est même pour lui que je continuais, parce que ça lui faisait plaisir et qu’on partageait ça ensemble. Il aimait la musique mais pas seulement…

Vous savez, mon grand-père c’était l’un de mes premiers lecteurs. Dès que j’écrivais quelque chose, je m’empressais d’aller lui montrer pour lui demander son avis. Je me rappelle encore de ses commentaires, il venait me voir, pressé de connaitre la suite en me demandant tout le temps : ‘Alors y a combien de morts ?’ Ça me faisait rire.

Finalement, l’un de mes plus grands regrets, c’est qu’il n’ait pas pu voir mes deux romans publiés parce que je suis sûre qu’il aurait été très fier de dire ‘C’est ma petite fille qui l’a écrit’. Mais même s’il ne l’a pas vu de son vivant, je me plais à penser que de là-haut, il nous observe et veille sur nous. Comme dans cette chanson que l’on a passée à son enterrement en jetant les violettes sur son cercueil, « De là-haut, est-ce que tu entends tous mes mots ? »  Moi je pense que oui, il sait tout et surtout, il voit tout. Comme une sorte d’ange gardien, là-haut parmi les étoiles.

Aujourd’hui encore, quand j’écris, je pense à lui et j’imagine ce qu’il dirait. Il m’arrive souvent de lui parler, et même s’il ne me répond pas, ça me fait du bien d’imaginer qu’il m’entend. Peut être que de là haut, il me dit encore « Je t’aime mon gros titi » et alors je souris, avec les larmes aux yeux.

En ce jour, cinq ans après son dernier grand voyage, j’avais envie de vous parler de lui, pour vous raconter à quel point il était génial mon pépé. Pour que quelque part il reste une trace de cet amour que j’ai pour lui, un amour qui ne s’éteindra jamais malgré la mort et les années. Parce que quand on aime réellement quelqu’un autant que j’aimais mon grand-père c’est pour la vie !

« Oui je roule, roule, roule, roule jusqu’au bout de la nuit, j’accélère, majeur en l’air, en insultant ta foutu maladie… »

Publicités

7 commentaires sur « « Je les sens, ainsi font les yeux de mon grand-père… » »

  1. Ton témoignage m’a émue et comme toi je pense que nos êtres chers partis trop tôt continuent à veiller sur nous. Cette semaine, j’ai rêvé de mon grand-père, ce qui est rare, et je me suis dit que c’était sans doute un signe de sa part, pour lui dire qu’il était encore là à veiller sur moi.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup. J’ai essayé de faire au mieux, en laissant parler mon cœur.
      Je l’espère. Je suis sure que tout ca lui aurait plu et il aurait été l’un des premiers lecteurs de ce blog lui qui aimait beaucoup aller sur « gogole » et « face de bouc » comme il disait tout le temps 🙂
      Alors ca me fait plaisir de me dire que la ou il est, il voit ce que je fais, meme s’il ne peut pas me le montrer.

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s