« Je vivrai pour nous deux, je vivrai pour toi… »

J’avais réellement hâte de découvrir Carène Ponte que j’adore suivre sur Facebook depuis maintenant un petit moment. Je ne la connaissais pas encore en tant qu’auteure mais j’avais de plus en plus envie de la lire. Et grâce à Netgalley et les éditions Michel Lafon c’était chose possible puisqu’ils ont gentiment accepté ma demande pour lire son dernier roman Tu as promis que tu vivrais pour moi.

Et si je trouvais Carène Ponte très drôle dans ses publications Facebook, j’ai retrouvé ce même humour dans son roman. A plusieurs reprises, j’ai souri, voir même éclaté de rire tout au long de ma lecture. Et pourtant, si l’on s’en tient au résumé, on ne s’attendait pas forcément à rire aux éclats.

Parce qu’avant tout, l’histoire est triste, du moins au début. Molly, jeune parisienne, vient de perdre Marie, sa meilleure amie de toujours, alors qu’elle était seulement âgée de 31 ans. Ce n’est pas normal de mourir si jeune, surtout pour quelqu’un qui croquait la vie à pleines dents. Avant de partir, Marie a fait promettre à sa meilleure amie une chose : de continuer à vivre pour elle. Pour cela, elle lui a laissé 12 lettres, une par mois pendant un an pour l’inciter à vivre et à enfin profiter de la vie, alors qu’elle même ne pourra plus le faire.

L’histoire n’est pas sans rappeler celle de P.S. I love you, un livre, puis un film que j’avais tous les deux beaucoup aimés, et j’avais peur au départ que ce ne soit qu’un vaste copier-coller du même scénario avec des meilleures amies à la place du couple. Je me disais : « Eh bien, elle ne s’est pas trop foulée! », mais j’avais tort parce que ce n’est pas du tout ça, bien au contraire. J’ai même préféré cette histoire là.

La relation de Molly et de Marie m’a rappelée celle que j’entretiens avec ma meilleure amie. Si bien que je me suis mise à la place de Molly, me demandant comment je réagirai dans une telle situation et je crois que malgré les promesses et contrairement à Molly, j’aurais bien du mal après une telle perte. Pourtant, Molly, elle, honore sa promesse jusqu’au bout, Marie le voulait, elle va le faire, elle va vivre, pour Marie, mais surtout pour elle. Parce que finalement, elle n’était peut-être pas si heureuse qu’elle le pensait, et ça Marie semblait l’avoir compris mieux qu’elle.

Contrairement à ce que j’aurais pu penser au départ, en lisant la quatrième de couverture, ce livre n’est pas triste au contraire, il est même plein d’humour et de vie. Si certains ont trouvé ça dommage de passer si facilement « à autre chose » comme on dit, et jugent la réaction de Molly peu crédible, je l’ai trouvé moi très belle, et je pense que c’est exactement ce que voulait l’auteure. Certes, Molly reprend vite du poil de la bête, mais ce n’est pour ça qu’elle oublie, bien au contraire. Et ce n’est pas parce que ce n’est pas dit à toutes les lignes qu’elle ne souffre pas. D’ailleurs, les pires souffrances sont bien souvent tues. Ici, l’auteure a voulu mettre l’accent sur la vie après la mort, car malgré tout, et malgré la perte, la vie continue.

Je pense que c’est le côté positif qui ressort. Carène Ponte ne cherchait pas une histoire larmoyante, où le lecteur finirait déprimé après avoir reposé le livre, non elle voulait une ode à l’espoir, une histoire pleine de sentiments, de bonnes choses et surtout d’humour. Car après tout, même quand on est au plus mal, c’est souvent l’humour qui nous aide à aller mieux et à remonter la pente. Un humour qui n’était pas sans rappeler celui de Virginie Grimaldi (et là, c’est un sacré compliment, car j’ai réellement eu un immense coup de cœur pour son dernier roman, dont je vous parlais ici, si jamais vous l’avez loupé).

Et en parlant d’humour, je ne pouvais pas terminer cette chronique sans parler des notes de bas de pages. D’ordinaire, je les trouve assez barbantes dans les livres et je les lis plutôt en diagonale, histoire de ne pas rater quelque chose mais pas certaine d’en apprendre beaucoup non plus. Là, on les lit avec plaisir, parce qu’elles font partie de l’histoire. Elles ne sont pas là pour ajouter des éléments soporifiques et ennuyeux dont le lecteur se fiche la plupart du temps, non, elles sont là pour nous faire rire encore une fois. Et elles remplissent bien leur rôle, parce que je les ai adorées. C’est d’ailleurs la première fois que je prête autant attention aux notes de bas de page dans un livre !

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman que je vous conseille vivement si vous voulez passer un bon moment. Malgré le sujet difficile, à savoir la perte d’un être cher, on ne pleure pas, mais au contraire, on réapprend à vivre sans pour autant oublier. Et finalement, c’est exactement ce que Marie avait demandé à Molly avant de partir : Tu as promis que tu vivrais pour moi...

Si comme moi, vous voulez découvrir ce chouette roman, il sort dès demain, jeudi 1er juin en librairie aux éditions Michel Lafon. Laissez-vous tenter, je suis sûre que vous ne le regretterez pas.

 

 

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2 commentaires sur « « Je vivrai pour nous deux, je vivrai pour toi… » »

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