« À la lumière, elle tire les fils de son monde… »

Wahou ! C’est le seul mot qui m’est venu à l’esprit après avoir refermé le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand, À la lumière du petit matin. Ces 332 pages que j’ai dévorées en deux jours à peine. Il y a des romans qu’on attend vraiment, si bien que quand on se plonge dans notre lecture, on est vraiment content de découvrir ces nouveaux personnages qui nous plaisent déjà alors qu’on les connaît à peine.

C’est exactement ce que j’ai ressenti en découvrant Hortense, danseuse, qui à l’aube de ses quarante ans, se demande si sa vie est réellement telle qu’elle l’imaginait. Est-elle heureuse ? C’est ce qu’elle croit. Elle est professeur dans une école de danse auprès de ses collègues et amis, Bertille et Sandro. Elle vit depuis trois ans une histoire d’amour avec Aymeric, un homme marié. Elle pense que tout va bien, qu’elle est épanouie, mais une mauvaise chute va peut-être l’aider à réaliser qu’elle n’est finalement pas aussi heureuse qu’elle le pensait…

J’ai beaucoup aimé le personnage de Hortense. C’est une femme forte avec ses faiblesses, ses doutes et elle en est d’autant plus attachante. Souvent, elle m’a fait de la peine, et pourtant, d’une façon ou d’une autre, elle arrive toujours à se relever. Peu importe les épreuves, peu importe les embûches sur son chemin. Et comme souvent, dans les romans d’Agnès Martin-Lugand, il y a ce personnage que l’on ne peut pas s’empêcher de détester. Il nous agace mais au fond, on aime bien le détester. Et puis, s’il n’était pas là, l’histoire ne serait plus la même, elle manquerait de charme et perdrait son piquant.

À plusieurs reprises, j’ai eu l’impression de retrouver des airs de Désolée, je suis attendue, mon roman préféré de l’auteur, pour lequel j’avais eu un immense coup de cœur en 2016. Non pas que les deux romans se ressemblent, pas du tout même. Mais j’ai retrouvé des sensations, des émotions et toutes ces choses que j’avais ressenties lors de ma lecture précédente. Et autant dire que j’ai vraiment adoré ! On retrouve réellement la plume de l’auteure et c’est un plaisir !

Ce n’est plus une surprise maintenant, je sais qu’en ouvrant un livre d’Agnès Martin-Lugand, je vais passer un très bon moment ! Et je peux même considérer ce nouveau roman comme mon premier coup de coeur de l’année.

Agnès Martin Lugand est, avec Virginie Grimaldi, l’une de mes auteures préférées, parmi les auteurs contemporains. C’est toujours un immense plaisir de découvrir ses nouveaux personnages et de retrouver sa plume. À la lumière du petit matin n’a pas dérogé à la règle. Si vous ne l’avez pas encore découvert, je vous incite vivement à le faire. La plume de l’auteur est d’une telle sensibilité. C’est touchant, vibrant et beau, tout simplement.

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6 commentaires sur « « À la lumière, elle tire les fils de son monde… » »

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